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Bataille

Thermopyles

août ou septembre 480 av. J.-C.

Une coalition ferme la route côtière et tient deux journées d'assauts avant qu'une marche nocturne par Anopaia ne crée le second front décisif.

Histoire militaire

Que gagne une coalition en fermant les Thermopyles lorsque l’armée perse découvre une route de contournement ?

Le récit le plus détaillé, celui d'Hérodote, ne commence pas avec trois cents hommes isolés. Les Grecs choisissent Thermopyles pour fermer la route terrestre, tandis que leur flotte se porte à Artémision. Leonidas arrive avec une avant-garde de plusieurs cités, restaure le mur phocidien et laisse mille Phocidiens garder le sentier supérieur. Le rivage antique, les marais et les pentes limitent le front ; les unités grecques peuvent se relayer et les vagues perses ne peuvent pas employer toute leur masse à la fois. Après quatre jours d'attente, les assauts des Mèdes, des Cissiens puis des Immortels échouent pendant deux journées. La rupture vient du renseignement : Éphialtès guide Hydarnès par Anopaia, la garde phocidienne est surprise à l'aube et la route arrière cesse d'être sûre. La majorité des Grecs part ; Spartiates, Thespiens et Thébains restent dans un dernier combat que les sources ne racontent pas de la même manière. La victoire perse ouvre la route, mais ne décide pas seule de la guerre.

Un dispositif terrestre et naval

Après l'abandon de Tempé, les alliés envoient des hoplites à Thermopyles et une flotte à Artémision. Les deux positions sont proches et doivent empêcher l'armée et la flotte perses de se soutenir librement. La bataille terrestre ne doit donc pas être lue comme un duel séparé de la campagne navale.

Une avant-garde de coalition

Hérodote énumère 300 Spartiates, 3 100 autres Péloponnésiens, 700 Thespiens, 400 Thébains et 1 000 Phocidiens, auxquels s'ajoutent les Locriens d'Opous en levée complète. Les Carnées et les Jeux olympiques retardent le gros des renforts : le premier dispositif n'est pas encore présenté comme une dernière résistance.

Le terrain est ancien

La relation décisive est celle d'un corridor entre le golfe et la montagne, à distinguer de celle du paysage moderne où le rivage est beaucoup plus éloigné. Les données géoarchéologiques soutiennent l'existence d'un marais d'eau douce dans la porte centrale en 480 av. J.-C., tandis que d'autres travaux contestent une lecture trop simple du mur comme fermeture verticale de la route.

Un dernier jour à traditions concurrentes

Hérodote décrit la marche d'Hydarnès, le conseil nocturne, le départ des alliés et l'encerclement sur le tertre de Kolonos. Diodore et Plutarque transmettent une autre séquence où les Grecs attaquent le camp perse de nuit ; Plutarque conteste aussi la présentation des Thébains par Hérodote. Ces versions sont conservées séparément.

Histoire militaire

Sources

Source primaireHérodote, Histoires VII, traduction anglaise diffusée par l'Internet History Sourcebooks Project

Établir le plan Thermopyles–Artémision, le catalogue grec, le mur, les quatre jours d'attente, les assauts, le rôle d'Éphialtès et d'Hydarnès, le conseil, la présence des Thespiens et Thébains et l'encerclement de Kolonos.

Source primaireHérodote, Histoires VIII, traduction A. D. Godley

Mettre en rapport la chute de Thermopyles avec le retrait d'Artémision et documenter les difficultés de lecture des corps et des nombres après la bataille.

Source primaireDiodore de Sicile, Bibliothèque historique XI, traduction C. H. Oldfather

Conserver une tradition ancienne différente sur les effectifs, le dernier groupe grec, la marche de nuit et la confusion dans le camp perse sans la fusionner avec Hérodote.

Source primairePlutarque, De la malignité d'Hérodote, traduction W. W. Goodwin

Documenter la contre-tradition pro-thébaine et la critique explicite de la présentation d'Hérodote.

Source primairePlutarque, Apophtegmes laconiens, traduction F. C. Babbitt

Situer « Viens les prendre » et les reparties de Leonidas comme traditions littéraires tardives, avec une fonction distincte de celle de verbatim contemporain de la bataille.

Histoire institutionnelle officielleMinistère grec de la Culture, 2500 Years, The Battle of Thermopylae

Ancrer le cadre institutionnel, la relation mer-montagne, la fonction du passage et les repères matériels de Kolonos et d'Anopaia ; ses estimations d'effectifs sont conservées comme estimations, avec une fonction distincte de celle de faits primaires.

Étude spécialisée d'archéologiePaul W. Wallace, The Anopaia Path at Thermopylai, American Journal of Archaeology 84.1

Justifier la marche de nuit comme manœuvre de corps constitué et l'absence de certitude sur le tracé moderne d'Anopaia.

Étude spécialisée de géoarchéologieKonstantinos Vouvalidis et al., Palaeogeographical reconstruction of the battle terrain in Ancient Thermopylae, Greece, Geodinamica Acta 23.5–6

Établir la modification du delta du Sperchios et l'existence d'un marais d'eau douce dans la porte centrale au moment de la bataille.

Étude spécialisée d'histoire et d'archéologieDimitrios Kambouris et al., Thermopylae Revisited, Archaeology and Science 11

Borner la reconstruction du mur et proposer une lecture alternative de la garde phocidienne ; ces propositions restent identifiées comme interprétation spécialisée.

Étude spécialisée d'historiographieMichael A. Flower, Simonides, Ephorus, and Herodotus on the Battle of Thermopylae, Classical Quarterly 48.2

Comparer Hérodote aux traditions d'Éphore transmises par Diodore et Plutarque, notamment l'attaque nocturne, les Thébains et le dernier combat.

Édition : BattlesInMotion.com