Darius passe derrière Alexandre
Darius franchit l’Amanus et atteint Issos au nord de l’armée macédonienne. Alexandre revient vers lui : le front de la campagne se retourne.
Bataille
Un retour forcé vers une rive contrainte, une rupture locale et une fuite royale
Histoire militaire
En 333 av. J.-C., Darius passe derrière Alexandre, qui fait demi-tour pour le combattre à Issos. Entre mer et montagne, l’armée perse dispose de peu de largeur. Alexandre franchit le Pinaros à droite, mais son centre est mis en difficulté. Le retournement de l’aile victorieuse et la fuite de Darius font basculer la bataille.
Darius franchit l’Amanus et atteint Issos au nord de l’armée macédonienne. Alexandre revient vers lui : le front de la campagne se retourne.
La mer et les contreforts de l’Amanus limitent la largeur disponible. Le Pinaros protège la ligne perse, mais ses berges compliquent aussi le franchissement macédonien.
Les reconstructions macédoniennes vont d’un peu plus de 30 000 à environ 47 000 hommes. Les énormes totaux perses des récits antiques restent contestés.
Alexandre doit conserver son armée et son accès à la Syrie. Darius cherche à arrêter l’invasion ; perdre la bataille ne lui retire pas encore toutes les ressources de l’empire.
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Histoire militaire
Livre II, 2.6.1-2.12.1; édition en ligne, chapitres VI-XII, avec les passes et le retour d'Alexandre, l'ordre sur le Pinaros, le franchissement, la crise du centre, la fuite de Darius et la poursuite.
Chronologie opérative, ordre de bataille arrianien, franchissement de la rive, interactions entre les ailes et le centre, conséquences immédiates et borne sur les pertes.
Consulter ↗Livre XVII, 17.34.2-7; extrait traduit consacré à l'approche d'Alexandre, au combat autour du char, à la blessure d'Alexandre et à la fuite de Darius.
Seconde tradition narrative antique, à mettre en regard d'Arrien pour la fuite royale et à ne pas fondre avec sa séquence tactique.
Consulter ↗Sections « Preliminary Movements », « Date », « Darius' Decision to Fight », « Battle Arrangements » et « Macedonian Maneuvers »; passages sur les passes, les effectifs macédoniens, la plaine côtière, le Pinaros, les ailes et l'après-bataille.
Contexte de campagne, date alternative, reconstruction topographique et séquence générale des déploiements et des mouvements.
Consulter ↗Historia 41.4 (1992), pp. 395-406; surtout pp. 395-400 sur le Pinaros, Callisthène et les chiffres, pp. 401-405 sur l'ordre des unités, le franchissement et la nature de la charge.
Critique des récits numériques et propagandistes, identification Payas défendue par Hammond, débat sur la Garde d'infanterie contre la cavalerie et cohésion de la phalange.
Consulter ↗Chapitre 4, version en ligne, lignes 240-299 et 343-382 sur les distances, les effectifs et la largeur disputée; lignes 415-494 et 518-527 sur les berges, la géomorphologie et les limites de l'inférence; conclusion aux lignes 560-564.
Topographie comparative, cartographie relationnelle, évolution des cours d'eau et limites de la reconstruction du Pinaros.
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