Le 16 décembre 1944, le groupe d’armées B frappe un secteur américain étiré entre Monschau et Echternach. Le plan ne vise pas seulement Bastogne : deux armées blindées doivent franchir la Meuse entre Liège et Namur, puis gagner Anvers, tandis qu’une troisième couvre le flanc sud. La rupture est réelle. Dans le Losheim Gap, les communications américaines se défont et deux régiments de la 106e division sont encerclés ; plus au nord, l’épaule d’Elsenborn tient ; au centre, Saint-Vith retarde l’ouverture du réseau routier ; au sud, Bastogne est isolée mais des colonnes la contournent vers l’ouest. Le 25 décembre, la pointe de la 2e Panzer approche des ponts de Dinant sans atteindre la Meuse. Ce résultat vient d’un faisceau de contraintes — résistances locales, axes étroits, embouteillages, pannes, distribution du carburant, renforts et contre-attaques alliés — que le retour du ciel clair amplifie sans les créer. Le dossier suit ensuite la réduction du saillant jusqu’au 25 janvier ; il exclut de ce tracé l’opération Nordwind, menée séparément en Alsace.