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Bataille

Borodino

7 septembre 1812

Prendre les ouvrages, laisser l’armée se retirer

Histoire militaire

Pourquoi la prise des ouvrages de Borodino laisse-t-elle l’armée russe capable de se replier ?

À Borodino, les Français enlèvent les flèches de Bagration et la grande redoute après des assauts coûteux. Les Russes contre-attaquent, déplacent leurs réserves et reforment une ligne derrière les ouvrages perdus. Au nord, une diversion de cavalerie ralentit l’effort d’Eugène ; au sud, les bois contiennent Poniatowski. Napoléon garde son infanterie de réserve. Le champ reste français, mais l’armée russe peut reprendre sa retraite vers Moscou.

Arrêter l’avance vers Moscou

Après les retraites de l’été, Koutouzov accepte une bataille sur la route de Moscou. La Kolocha protège une partie de la droite russe, mais la gauche, vers les bois d’Outitsa, demeure plus accessible. Les ouvrages renforcent cette ligne inégale.

La perte de Shevardino

Le 5 septembre, les Français prennent l’ouvrage avancé de Shevardino. La gauche russe se replie vers les flèches et Semionovskoïé. Le 6 est consacré aux reconnaissances, aux préparatifs et aux ponts avant la bataille générale.

Trois secteurs, plusieurs obstacles

Au nord, Borodino commande des passages sur la Kolocha. Au centre, la grande redoute domine une hauteur. Plus au sud, les flèches, le ravin de Semionovskoïé et le bois d’Outitsa imposent des attaques distinctes ; aucun succès local ne ferme à lui seul la route russe vers l’est.

Les réserves font durer la bataille

Les Russes prélèvent des troupes sur leur droite et contre-attaquent les points menacés. L’intervention d’Ouwarov et de Platov détourne ensuite l’attention d’Eugène. Quand les ouvrages cèdent, les deux armées sont déjà très éprouvées et une nouvelle ligne russe reste en place.

Histoire militaire

Sources

Archive primaireMikhaïl Koutouzov, rapport à Alexandre Ier sur Borodino, 1812

Notice : fonds VUA, dossier 3561, feuillets 52–58 ; édition de 1947, pp. 163–173.

Repérer le rapport russe conservé en archives. Seule la notice bibliographique a été relue ; elle ne remplace pas la lecture du document.

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Rapport, source primaireAlexandre Mikaberidze, rapports de la bataille : Ouwarov à Barclay de Tolly, 3 [15] septembre 1812

Rapport du 3/15 septembre : Kolocha et Voïna, attaque, résistance adverse et ordre de retour.

Phase de diversion d'Ouwarov et distinction entre succès local, réaction française et absence d'enveloppement décisif.

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Rapport, source primaireEugène de Beauharnais à Berthier, rapport du 10 septembre 1812

Rapport du 10 septembre : ponts préparés, village, attaque de Morand, contre-attaques, diversion au nord et assaut final.

Point de vue français sur Borodino, la redoute de Raïevski et la succession des attaques ; les heures sont confrontées aux synthèses.

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Référence institutionnelle officielleFondation Napoléon, chronologie de la campagne de Russie : de Borodino à Moscou

Sections En marche vers Borodino, 7 septembre, la bataille de Borodino et Vers Moscou.

Topographie relationnelle, déroulé général, estimations d'effectifs et limites de la victoire française.

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Musée officielMusée-Panorama de Borodino, batterie de Raïevski

Notice de musée sur la hauteur de Kourgane et le secteur de Raïevski, référence héritée.

Repères de la carte, rôle de la redoute centrale, renforts et contre-attaques russes.

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Musée officielMusée-Panorama de Borodino, hauteurs et flèches de Semionovskoïé

Notice russe sur les hauteurs de Semionovskoïé : ouvrages, Vorontsov, Davout et Ney, Bagration blessé, ravin et Friant.

Géographie des flèches, séquence d'assauts et borne prudente sur l'occupation finale des hauteurs.

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Étude moderne spécialiséeFondation Napoléon, La bataille de la Moskowa par le général baron Lejeune

Sections Le contexte de 1822-1824 et analyse du tableau ; composition postérieure à la bataille.

Comprendre les regroupements picturaux de scènes. Le récit de cet article sur une redoute tenant jusqu’à la nuit contredit le rapport d’Eugène ; il ne règle pas la chronologie tactique.

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Étude archéologique spécialiséeM. I. Gonyany et D. B. Solovyev, La batterie de Raïevski comme position d'artillerie

Étude archéologique, pages 1–2 et 6–9 dans la référence antérieure : travaux, emplacements et capacités de la batterie ; non relue intégralement lors de cette reprise.

Contrôle spécialisé de la fortification et traitement explicite du désaccord sur le nombre de canons ; il ne sert pas à inventer un effectif de phase.

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Étude moderne spécialiséeAlexander Mikaberidze, The Battle of Borodino

Introduction du portail de compléments à The Battle of Borodino: Napoleon versus Kutuzov.

Identifier le travail spécialisé et son corpus de rapports. Cette introduction ne fournit pas un bilan détaillé par camp.

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Cartographie spécialiséeV. N. Kolesnik, plan spécialisé du champ de bataille de Borodino

Étude de V. N. Kolesnik, PDF de sept pages, référence cartographique héritée.

Référence conservée, non relue lors de cette reprise faute de chargement. Le nouveau tracé repose sur les cartes de West Point effectivement examinées.

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Atlas militaire institutionnelWest Point — Borodino, situations de 6 h 30, 9 h 30 et 16 h

The Russian Campaign, cartes 116, 117 et 118 ; images NapWars116-01.jpg, NapWars117-01.jpg et NapWars118-01.jpg examinées.

Cours de la Kolocha, anciennes et nouvelles routes, position des ouvrages, secteurs de corps, diversion septentrionale et nouvelle ligne russe.

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Collection muséale d’équipementsMusée-Panorama de Borodino — Jaeger Company soldier

Notice de la reconstitution de 2011 : emploi du 21e Jägers à Outitsa, habit vert, équipement noir, shako 1808 et fusil.

Évocation de l’infanterie légère russe dans le secteur boisé ; aucun numéro de régiment ajouté à la silhouette.

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Collection muséale d’équipementsMusée-Panorama de Borodino — Cuirassier Regiment Soldier

Notice de la reconstitution de 2011 : cuirasse non peinte, casque à crinière, épaulettes rouges et sabre droit.

Silhouette de cuirassier français ; rôle de la cavalerie lourde dans l’assaut final, recoupé par le rapport d’Eugène.

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Documentation institutionnelle des équipementsFrançois Houdecek — Le paquetage du fantassin napoléonien

Shako, uniforme avant le règlement Bardin, havresac, fusil et giberne ; lecture faite lors de Wagram dans cette même reprise.

Réemploi d’une silhouette française de campagne au shako et à l’habit antérieur à Bardin, possible en 1812.

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Édition : BattlesInMotion.com